Linda Wittauer Soprano Lyrique Colorature Une mère canadienne, un père allemand, …et un mari suisse ; Linda est imprégnée de plusieurs cultures, a vécu dans différents pays et elle apprécie cemétissage. Il en est de même pour ses amours musicales. Elle s'est ouverte à la musique à travers la flûte à bec et a butiné avec bonheur dans le répertoire baroque ; elle a ensuite entamé des études de violoncelle, et a obtenu un diplôme d'enseignement dans la classe de François Guye au Conservatoire de Genève. L'univers de la musique de chambre, particulièrement le quatuor à cordes, ainsi que l'orchestre ont été des expériences très enrichissantes.Elle a pourtant aussi besoin de s'exprimer à travers le souffle. Elle fait donc des études de chant et obtient un premier prix de virtuosité au Conservatoire de Genève, dans la classe d'Eric Tappy. Elle a le plaisir de chanter des œuvres comme la messe en ut de Mozart avec Michel Corboz, ainsi que le roi David de Honegger avec l'orchestre de la Fondation Gulbelkian à Lisbonne, ou encore les vêpres de Monteverdi à la Chaise-Dieu. Elle aime aussi la musique contemporaine et enregistre « Un instant seul » création d'Edouard Garo. Elle participe avec enthousiasme à des opéras tels que « Le portrait de Manon » de Massenet et « L 'isola disabitata » de Haydn. Son affection pour la musique de chambre la maintient toujours très proche du Lied. Sa démarche musicale aujourd'hui est plus personnelle. Elle cherche, avec son partenaire David Courvoisier à l'alto et à la viole d'amour, à développer un contact et une intimité avec les auditeurs, à travers un spectacle qui divague de Purcell à Gershwin, en passant par Mozart, Puccini et la musique contemporaine. Ce duo évoque un voyage intérieur coloré et enchanteur.Linda enseigne aussi le chant et partage avec ses élèves sa recherche de l'expression libre et du bien-être sur scène comme dans la vie de tous les jours, à travers le souffle et le son.  David Courvoisier, alto, viole d'amour Petit, David aurait volontiers joué de la trompette ou de l'accordéon ! C'est pourtant un petit violon qui, un jour de sa sixième année, lui a tendu les bras dans le salon familial. La rencontre fut des plus chaleureuses. Le début de l'apprentissage qui s'en suivit ne fut pourtant pas sans peine et ce n'est que quelques années plus tard, que son chemin prit toute sa signification, avec la rencontre de Georges Starobinski, copain de classe pianiste, avec qui David découvrit les délices de la musique de chambre. Ces années de découverte constituent le fondement de son engagement musical par l'enthousiasme, le plaisir et la fraîcheur qu'il y a puisés. S'en sont suivies des années très fructueuses, avec beaucoup de musique de chambre et d'orchestre. Sollicité par des partenaires pour tenir l'alto dans un quatuor, il est conquis par la chaleur du timbre de l'instrument. Il s'intéresse ensuite au style baroque, dont il apprécie la souplesse et la pureté. C'est au détour d'un « Nisi Dominus » de Vivaldi qu'il découvre les charmes de la viole d'amour, et depuis David, bien que parfois perdu au milieu de toutes ses cordes, poursuit son chemin égrenant ses notes par monts et par vaux. David Courvoisier a étudié le violon avec Mireille Mercanton et Thomas Füri. Il obtient un diplôme d'enseignement de l'alto en 87 dans la classe de Nicolas Pache, et une virtuosité en 90 dans la classe de Christoph Schiller. Après avoir été alto solo à l'orchestre des rencontres musicales de Lausanne, ainsi qu'à l'orchestre de chambre de Genève, il a joué ces dernières années principalement dans l'ensemble 415.